
Représentée par la LOLITA (Ligue Ouverte et Libre d’Improvisation Théâtrale Amateur), la France a atteint la finale 2005 où elle s'est inclinée face à la Belgique. Les 6 français sont moins connus que les 7 mercenaires, les 10 petits nègres ou les 12 salopards mais cela va changer!
Plus blanc que blanc! (vue par Pope)
Forte de vingt printemps et de 2 années d’improvisation, la benjamine et sa chevelure nacrée semblent faire tache dans la team « France classe 1979 ».
Pourtant Valentine c’est du propre. Reçue dans toutes les grandes écoles littéraires de l’hexagone, on dit d'elle que c’est une machine à réfléchir.
Elle ne sèche jamais et face à la difficulté son talent se libère…et là, le verbe érudit, elle lessive les impuretés des improvisations et passe un savon aux détergents.
Pour cette aventure, elle sera notre assiette fraîcheur, notre bouillon de culture, notre adoucissant, notre double V de la victoire...
La tornade blanche… (vue par Valentine)
Karen est de ces anomalies climatiques qui vous balayent, vous sidèrent et vous foudroient à chaque représentation. Ce typhon siphonné aura tôt fait de vous communiquer son énergie débordante et sa bonne humeur. Dans le journal l’Equipe du16 avril 2001, elle déclarait « J’ai la pêche », elle ne contredira jamais ces propos, ni par la parole, ni par les actes. Une jouteuse qui vit l’improvisation comme un ouragan en somme…
Karen et Katrina, même combat ? Non, l’œil du cyclone recèle des trésors d’émotion. Finesse des sentiments, subtile palette de personnages, amour de la belle histoire, la Karen cuvée 2007 se fait zéphyr, brise caressante pour le partenaire et le spectateur…
Inoffensive ? Sans doute…à condition de respecter une certaine éthique du beau jeu, sans quoi ses foudres pourraient bien s’abattre sur vous.
Adeptes de la blague tagada-tsoin-tsoin, maîtres dé constructeurs, virtuoses du jeu de mot facile : prenez garde, l’avis de tempête est lancé et l’état de catastrophe naturelle pourrait bien être déclaré…
Un p'tit blanc ? (vu par Jp)
Alexandre Matzen a très vite été trahi par l'origine de son nom et son bourg natal.
Petit déjà il se cachait derrière un zozotement, pour ne pas trahir son accent d'origine qu'il a appris à perdre avec l'impro et jouait les directeurs de colos pour se grandir.
L'impro le remède à tous les maux ?
Pour « Pope » c'est sûr ! A la Lolita il a connu ses plus grands moments ; personnage aux multiples facettes, tantôt mère juive, tantôt gentleman à l'heure du thé, président limite dictateur ou malfrat sicilien, ce que Pope visualise, Pope le fait.
Métronome dans une seconde vie, c'est l'homme de la rythmique : les placements, les ruptures, les silences et les blancs, les entrées, les sorties, les plats comme les desserts, Alex « Pope » véritable Maradona de l'impro sait tout faire…
A commencer par choisir le vin du dessert, un p'tit blanc vous avez dit ?
Allez les Bleus en blanc ! (vu par JP)
20h30. Stade du fossé des XIII. Plancher légèrement humide. 200 spectateurs.
L’ambiance est chaude et c’est sous l’acclamation du public qu’entrent les joueurs dont le prodigieux JP, avant-centre de cette équipe de France fraichement constituée. C’est sa première sélection en Coupe du Monde mais il a pourtant déjà fait des merveilles dans le circuit régional.
Déjà dans les vestiaires il est dans le match : chansons paillardes et claques sur les fesses pour motiver les troupes mais aussi visionnage des performances de ses adversaires pour élaborer les plus fines stratégies.
Le coup de sifflet retentit, JP est dans les starting blocks, bouteille d’eau personnelle à portée de main, prêt à bondir. Un joueur adverse attaque. JP se lève, esquive, feinte, tacle technique (coup du marteau andalou). Il place le dernier bon mot et maaaarque !
Il dédiera cette victoire à ses deux poussins.
Plume blanche... ( vu par Karen)
Sébastien a la douceur de la plume qui gratte ses histoires en prenant la place et rythmant sa présence.
Il a la finesse pour toucher les improvisations comme la plume touche la feuille.
Il s'adapte, se plie, se dirige et se place comme le tracé d'une signature entraînée.
Il ne se taille pas, mais ne s'use pas...
Il vole, bat et réchauffe les personnages qu'il habite.
Si on lui souffle dessus, il s'envole et glisse au fil des histoires, et lorsqu'il retombe, il embrasse la scène dans l'attente d'un autre vent.
Sébastien chatouille le visage et entraîne ce rire incontrôlable et tellement libérateur.
Il apporte le rebondi dans les histoires comme lorsque l'on pose sa tête sur un coussin et que la nuque s'apaise.
Sébastien est la plume de l'oiseau rare : l'écoute
Dans le blanc des yeux... (vu par Amélia)
- Tu sais qui c'est toi Yannick?
- Ouais, c'est un peu le chevalier blanc de la Lolita!
- C'est vrai qu'il est pas mal! Perso, quand je le vois, je fonds comme neige au soleil. Mais sinon, il fait quoi?
- Ben, il est trésorier de l'assoc' depuis un baille et puis il coach.
- Il n'a jamais jouté?
- Si, quand il y était obligé, mais il fallait le voir! Il finissait les impros blanc comme un linge!
- (rires) Ca doit pas être évident de coacher quand on est pas jouteur soi-même. Il doit y avoir de sacrés blancs pendant les ateliers.
- Eh ben figure toi que c'est tout le contraire! Son statut lui permet d'être en constante remise en question, il est ouvert et il apporte un regard extérieur aux jouteurs. Et puis il soutient son équipe jusqu'au bout et quand il a quelque chose à dire, il le fait en te regardant dans le blanc des yeux!
- Ok, c'est bon, calme toi! - Non mais c'est vrai quoi... - Ferme la bouche, tu baves.